RDC : Kinshasa balaie d’un revers de la main le « comité fantoche » de l’AFC/M23 à l’Université de Goma

Le gouvernement de la République Démocratique du Congo a fermement rejeté les nouvelles nominations effectuées par l'Alliance Fleuve Congo (AFC) et le mouvement rebelle M23 au sein du comité de gestion de l’Université de Goma (UNIGOM).

SANTÉ

Bibangi Santu Dédal

6/6/20261 min temps de lecture

Le gouvernement de la République Démocratique du Congo a fermement rejeté les nouvelles nominations effectuées par l'Alliance Fleuve Congo (AFC) et le mouvement rebelle M23 au sein du comité de gestion de l’Université de Goma (UNIGOM). Par la voix de son ministère de l'Enseignement Supérieur et Universitaire, l'exécutif congolais a qualifié ces désignations d'« actes nuls et de nul effet », rappelant que seule l'autorité légitime de Kinshasa est habilitée à régenter les institutions publiques du pays.

Cette tentative d'ingérence des rebelles dans le secteur éducatif de la province du Nord-Kivu est perçue par les autorités comme une provocation politique majeure et une violation flagrante de la souveraineté nationale. Le gouvernement a immédiatement appelé le corps professoral, le personnel administratif et les étudiants de l'UNIGOM à ignorer massivement ces directives rebelles. Kinshasa a réaffirmé son soutien total au comité de gestion légalement en place, exhortant la communauté universitaire à maintenir le cap du calendrier académique officiel.

Face à cette escalade symbolique, le pouvoir central a annoncé le renforcement des mesures de suivi pour protéger l'intégrité du système éducatif dans les zones sous pression sécuritaire. Pour les observateurs, cette contre-offensive administrative démontre la volonté de l'État congolais de faire barrage à toute tentative d'institutionnalisation ou de légitimation du M23/AFC dans les territoires de l'Est, alors que la crise sécuritaire continue de secouer la région.Face à cette escalade symbolique, le pouvoir central a annoncé le renforcement des mesures de suivi pour protéger l'intégrité du système éducatif dans les zones sous pression sécuritaire. Pour les observateurs, cette contre-offensive administrative démontre la volonté de l'État congolais de faire barrage à toute tentative d'institutionnalisation ou de légitimation du M23/AFC dans les territoires de l'Est, alors que la crise sécuritaire continue de secouer la région.