RDC : Washington pose un ultimatum de 6 semaines à Paul Kagame
L’étau diplomatique se resserre brutalement autour de Kigali. Sous la pression directe des États-Unis, le président rwandais Paul Kagame se voit accorder un délai strict de six semaines pour amorcer le retrait total de ses troupes du territoire de la République Démocratique du Congo. Cet ultimatum marque un tournant décisif dans la position américaine, qui abandonne les voies de garage diplomatiques pour exiger des actes concrets et immédiats afin de stopper l'escalade de la violence dans l'Est de la RDC.
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L’étau diplomatique se resserre brutalement autour de Kigali. Sous la pression directe des États-Unis, le président rwandais Paul Kagame se voit accorder un délai strict de six semaines pour amorcer le retrait total de ses troupes du territoire de la République Démocratique du Congo. Cet ultimatum marque un tournant décisif dans la position américaine, qui abandonne les voies de garage diplomatiques pour exiger des actes concrets et immédiats afin de stopper l'escalade de la violence dans l'Est de la RDC.
Sur le terrain, cette injonction de la Maison-Blanche vise directement le soutien de Kigali aux rebelles du M23, dont les offensives répétées asphyxient la province du Nord-Kivu. En fixant ce calendrier précis, Washington accentue la pression financière et politique sur le régime rwandais, traditionnellement soutenu par les puissances occidentales. Pour la diplomatie congolaise, ce signal fort valide les accusations de longue date concernant l'agression directe de son voisin.
L’issue de ce compte à rebours de six semaines s’avère désormais cruciale pour la stabilité de la région des Grands Lacs. Alors que le respect de cet ultimatum pourrait ouvrir la voie à une désescalade durable, un refus de Paul Kagame d'obtempérer exposerait le Rwanda à de lourdes sanctions économiques et à un isolement international sans précédent. Les prochains jours diront si Kigali choisira la voie de la diplomatie ou celle de la confrontation.
